FORET

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Description

Cette peinture nommé Forêt est une impression numérique en acrylique sous encre chinois, sa taille est de 80x60cm, et l’année de sa création originale est 2010. 

Si vous souhaitez récupérer votre achat dans l’atelier de l’artiste, prenez contact avec nous par mail  et avec grand plaisir on mettra en place le rendez-vous!

Découvrez le reportage sur Carlos Araya (en espagnol) sur le site chilien Carashombre 

ESTRATEGIE VISUELLE

Depuis la fin des années 80 Carlos Araya développe une œuvre picturale constante. Depuis son arrivée à Paris, Carlanga récolte  expériences et images du sujet déraciné ou enraciné ; Il a façonné des portraits d’enfants et jeunes d’origines diverses, arabe, latine, africaine, qui cherchent une vie avec difficulté dans la capitale française, il les a extrapolé dans ses propres paysages, il les a déplacés dans les marges de son propre support picturale.

Des personnages et des paysages toujours en dialogue ou en confrontation.

Dans  sa série Paysages Bucoliques, (un ensemble d’une cinquantaine de paysages à l’huile, de grand format réalisés pendant une période d’une dizaine d’années à Paris) Carlos Araya aborde le paysage de manière détournée, il fait une exacerbation du sujet, Paysages Bucoliques est un ensemble qui questionne et remue la convention de la réalité, du paysage dans la peinture contemporaine.

Carlos fait tomber du ciel, un petit personnage qui à première vue semble dormir. Mais, comme dans le poème de Rimbaud : Le Dormeur du Val, sa vision a deux trous rouges au coté droit. Ce petit personnage curieusement cambré est comme une distorsion spatio-temporelle, un démenti, un hiatus.

Tous ces paysages – comme autant de cartes postales publicitaires invitant au voyage – sont dérangés par la présence discordante de cet élément étranger. D’autant plus, que dans cette série, Carlos Araya Carlanga rend hommage à sa manière au pop art. Celui de Warhol, dont on pourrait le rapprocher par sa désinvolture à traiter l’image. Du reste, on se tromperait à voir dans Warhol un simple thuriféraire de la société du spectacle. Avec le recul, on voit apparaître jusque dans ses dollars le filigrane grimaçant de la mort.

Carlos perfore l’image tyrannique de la réalité belliqueuse, comme autant de cibles, dont il dérange l’apparence trompeuse. Il fait apparaître ce disparu, comme la révélation du point aveugle de notre cécité contemporaine.

C’est ce chemin ardu qu’a choisi Carlos Araya Carlanga pour tenter de progresser un peu plus avant dans la figuration. Recevons comme un présent ce travail d’acuité qui travaille à nous rendre moins aveugle.

 

 

Informations complémentaires

Dimensions80 × 60 cm